À propos

Une espèce exotique envahissante (EEE) est un microorganisme, un champignon, un végétal ou un animal introduit hors de son aire de répartition naturelle. Cette espèce ne provient pas forcément d’un territoire très éloigné. Elle s’implante en abondance au point de représenter une menace pour l’environnement, l’économie ou la société.

Les EEE peuvent occuper tous les types de milieux (urbains, résidentiels, de villégiature, agricoles, forestiers, etc.), et ce, tant en environnements aquatiques que terrestres.

La présence de quelques dizaines d’espèces est confirmée dans la MRC du Fjord-du-Saguenay.

Prévenir et lutter contre les espèces exotiques envahissantes dans la MRC du Fjord-du-Saguenay

L’introduction, la croissance et la dispersion des espèces exotiques envahissantes en milieux naturels doivent être évitées, car il est généralement difficile et coûteux de les contrôler et souvent impossible de les éradiquer.

Dans tous les milieux que nous habitons, fréquentons et utilisons, chacun peut contribuer dans la prévention et dans la lutte contre la présence d’espèces exotiques envahissantes dans la MRC du Fjord-du-Saguenay.

Participez à la mise en œuvre de la stratégie de lutte aux EEE de la MRC du Fjord-du-Saguenay

En mai 2026, la MRC du Fjord-du-Saguenay a adopté une stratégie de lutte aux EEE qui sera déployée sur son territoire au cours des prochains mois. Cette stratégie poursuit principalement deux objectifs :

  • Prévenir l’introduction d’EEE dans les plans d’eau d’intérêt récréatifs du territoire en augmentant le nombre de stations de nettoyage d’embarcation nautiques.
  • Contrôler et éliminer des EEE dans des milieux naturels à restaurer.

Une politique d’aide financière soutenant la lutte aux EEE s’intègre à cette stratégie.

Foire aux questions

Quels sont les EEE présents dans la MRC du Fjord-du-Saguenay?

Selon les connaissances actuelles, plusieurs EEE sont établies dans la MRC ou se trouvent à ses portes. Parmi les EEE présentes sur le territoire, certaines sont des espèces prioritaires à risque élevé et modéré pour l’environnement, l’économie et la société sur la Liste des principales espèces exotiques envahissantes du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).

Exemples d’espèces à risques élevés : myriophylle à épis, renouée du Japon, roseau commun, etc.

Exemples d’espèces à risques modérés : berce du Caucase, pétasite du Japon, potamot crépu, etc.

Pour en savoir plus :

Quels sont les impacts des EEE?

En proliférant en abondance, les EEE prennent la place d’autres espèces naturellement présentes et contribuent à leur disparition. Elles peuvent modifier les caractéristiques environnementales des milieux qu’elles occupent, au point d’en compromettre la dynamique, la qualité, l’accès, l’utilisation et la valeur pour d’autres espèces et pour les communautés humaines.

La gestion des EEE nécessite de plus beaucoup de ressources et de temps, déjà souvent limités, pour réaménager, opérer et entretenir des milieux de vie, des infrastructures et des équipements.

Les EEE sont susceptibles de bousculer les habitudes de vie de la population et peuvent aussi affecter la santé et la sécurité des gens. La présence des EEE induit donc des impacts négatifs nombreux et importants pour l’intégrité de la biodiversité, la prospérité économique et le bien-être de la société.

Pour en savoir plus :

Comment les EEE sont-elles arrivées dans la MRC?

Ce sont les activités humaines qui sont le plus souvent la cause de la présence d’EEE dans un territoire. Plusieurs pratiques en transport, construction, production, exploitation et transformation de ressources, en commerce, en récréation, en tourisme et en gestion des matières résiduelles sont effectivement impliquées dans l’introduction, la prolifération et la dispersion des EEE sur un territoire.

Le vent, l’eau et les animaux peuvent naturellement transporter et déposer des EEE un peu partout. Les EEE sont aussi très bien adaptées pour se multiplier et s’étaler.

Des facteurs comme la pauvreté des sols, la forte luminosité, les apports excessifs en nutriments, les changements climatiques et la dégradation des milieux naturels facilitent l’implantation d’une EEE dans un territoire.

Pour en savoir plus :

Comment prévenir l’introduction des EEE?

Pour prévenir efficacement l’introduction des espèces exotiques envahissantes (EEE) dans un milieu, il convient de :

  1. Informer les intervenants et la population sur les EEE, leurs impacts et les bonnes pratiques reconnues pour éviter leur introduction;
  2. Former les intervenants et la population à connaître, reconnaître, signaler et à employer les bonnes pratiques reconnues;
  3. Cartographier et publier les zones vulnérables et envahies par les EEE;
  4. Modifier les pratiques à risques pour employer systématiquement les bonnes pratiques reconnues;
  5. Déployer et employer adéquatement les infrastructures et les équipements reconnus pour prévenir efficacement l’introduction, la prolifération et la dispersion des EEE.
Comment planifier le contrôle et l’élimination des EEE?

Chaque stratégie de lutte est propre à chaque espèce exotique envahissante (EEE) et à chaque situation d’implantation observée. Toute démarche de contrôle et d’élimination des EEE doit idéalement impliquer les étapes suivantes :

  1. La détection : exercer une vigilance accrue et des inspections régulières de l’environnement, particulièrement aux endroits plus vulnérables à l’introduction des EEE. Cette étape inclut une confirmation de l’identité des espèces observées et une évaluation précise de leur degré d’implantation avec l’appui d’un expert en botanique.
  2. La planification : rassembler les intervenants concernés pour planifier ensemble, de façon éclairée, les interventions de lutte à déployer en axant celles-ci sur les points faibles biologiques des EEE. Cette étape inclut une prise en compte des cadres légaux et réglementaires en vigueur et la demande d’autorisations requises.
  3. L’intervention: agir sur le terrain envahi, aménager, opérer et entretenir des infrastructures et des équipements ou adapter des pratiques alternatives en cohérence avec ce qui est reconnu efficace et en accompagnant ces interventions de communications.
  4. Le suivi : maintenir la vigilance accrue et les inspections régulières aux sites d’interventions pour valider l’efficacité de celle-ci, et ce, durant 3 ans minimum.

Pour en savoir plus :

Comment contrôler et éliminer les EEE?

Contrôler et éliminer l’EEE peut se faire au moyen de différentes méthodes d’interventions sur les terrains envahis qu’il peut être nécessaire de combiner pour de meilleurs résultats. Les types de méthodes reconnues efficaces sont :

  • Méthodes mécaniques : arrachage des parties et des individus d’une colonie par excavation, fauchage ou arrachage à la main.
  • Méthodes physiques : pose de barrières physiques sur des individus ou des colonies de EEE provoquant l’étouffement des EEE
  • Méthodes chimiques : mise en contact d’un produit chimique toxique sur des individus ou des colonies d’EEE provoquant la mort des EEE.

Il est fortement recommandé de consulter un expert en botanique pour connaître la méthode appropriée car chaque situation est différente.

Quelles lois et quels règlements encadrent les EEE?

Divers lois et règlements visent à prévenir l’introduction, la prolifération et la dispersion d’espèces exotiques envahissantes (EEE) :

Au Canada :

La Loi sur les pêches et son Règlement sur les espèces aquatiques envahissantes interdisent l’introduction, le transport et la mise à l’eau d’espèces aquatiques, exotiques et nuisibles, visées;

La Loi et le Règlement sur la protection des végétaux dictent des exigences sur la prévention de la propagation de parasites des végétaux et sur leur élimination.

Au Québec :

La Loi sur la qualité de l’environnement et ses Règlements sur l’encadrement d’activités en fonction de leur impact sur l’environnement et sur les activités dans des milieux humides, hydriques et sensibles encadrent les conditions à respecter pour prévenir la présence d’EEE;

Toujours associé à cette loi, un projet de Règlement sur les espèces floristiques exotiques envahissantes est en analyse pour interdire la culture et la vente de EEE végétales;

La Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune et ses Règlements sur les animaux en captivité et sur l’aquaculture et la vente de poissons encadre la reproduction, la garde, l’élevage, l’ensemencement, le transport, la vente et l’achat de certaines espèces. Ils interdisent aussi de relâcher des animaux exotiques en nature;

La Loi sur les pêches et son Règlement sur les pêches du Québec interdisent l’utilisation ou la possession de poissons-appâts vivants de toute espèce.

Pour en savoir plus :

Une municipalité peut-elle réglementer pour lutter contre les EEE?

Pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes (EEE) et en cohérence avec les autres lois et règlements en vigueur, les municipalités et les MRC peuvent adopter et faire appliquer des règlements qui :

  1. Interdissent la présence de certaines EEE sur les terrains municipaux et privés,
  2. Encadrent la gestion des EEE sur le territoire,
  3. Imposent des amendes.

Pour en savoir plus :

Renseignements

Lisane Gamache
Conseillère en aménagement du territoire – Gestion des eaux
Tél. : 418 673-1705, poste 1192

lisane.gamache@mrc-fjord.qc.ca