Faites entendre votre voix pour le Plan climat

Vos idées, vos priorités et vos préoccupations sont essentielles pour orienter nos actions en matière d’environnement et d’adaptation aux changements climatiques.

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Le sondage réalisé en collaboration avec le collectif LAGORA s’adresse à toutes les résidentes et tous les résidents des 13 municipalités et des 3 territoires non organisés de la MRC du Fjord-du-Saguenay.

Ensemble, agissons pour un avenir plus vert, plus résilient et à notre image.

À propos

Depuis mars 2024, la MRC du Fjord-du-Saguenay trace la voie vers un avenir plus vert avec son Plan climat, une feuille de route stratégique pour protéger nos communautés, tout en réduisant notre empreinte environnementale.

Portée par les services d’Aménagement et d’Environnement, cette démarche collaborative est soutenue financièrement par le gouvernement du Québec dans le cadre du Plan pour une économie verte 2030 et du programme Accélérer la transition climatique locale (ATCL).

Attendu en 2027, le Plan climat repose sur deux piliers fondamentaux :

  1. L’atténuation : Réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) grâce à l’efficacité énergétique, la mobilité durable et une meilleure gestion des déchets.
  2. L’adaptation : Renforcer la résilience des infrastructures et des écosystèmes face aux risques climatiques.

Consultez le communiqué de presse.

 

Pourquoi agir dès maintenant ?

Les changements climatiques transforment déjà notre territoire et nos modes de vie. Comprendre la science du climat et les solutions d’adaptation est crucial pour bâtir des communautés résilientes. Découvrez-en plus avec les vidéos vulgarisés d’Ouranos.

Consultez la fiche synthèse

Une démarche structurée en 9 étapes

1. Formation de l’équipe de projet : fait 

Créer une équipe multidisciplinaire incluant des représentants des services municipaux pertinents (aménagement, travaux publics, transports). La participation des dirigeants et des fonctionnaires municipaux est essentielle pour garantir l’efficacité et la durabilité du Plan climat.

2. Définition du contexte : fait 

Analyser le contexte local en termes de structure administrative, géographique, populationnelle, socioéconomique et réglementaire. Comprendre ces éléments permet d’aligner le Plan climat avec les spécificités locales et d’éviter le chevauchement des efforts avec d’autres initiatives existantes.

3. Identification des parties prenantes : fait 

Identifier et mobiliser les acteurs clés dès le début, pour favoriser une meilleure acceptation et un engagement fort envers les projets climatiques.

4. Définition des objectifs : en cours

Définir des objectifs clairs en matière d’adaptation et de réduction des émissions de GES, en cohérence avec les engagements publics existants. Les priorités d’adaptation doivent être adaptées au contexte local, en tenant compte des particularités géographiques et socioéconomiques.

5. Démarche d’adaptation : en cours

Évaluer les impacts potentiels des aléas climatiques et prioriser les mesures d’adaptation. Utiliser des matrices d’analyse de risques pour classer et hiérarchiser les risques climatiques en fonction de leur probabilité et de leur gravité. Identifier les vulnérabilités spécifiques et évaluer l’impact potentiel des aléas climatiques sur les infrastructures, services, écosystèmes et populations.

6. Démarche de réduction des émissions de GES : en cours

Réaliser un inventaire des émissions, établir des cibles de réduction et définir des mesures d’atténuation, comme indiqué dans le Guide méthodologique pour la réalisation d’un inventaire des émissions de GES d’un organisme municipal. Distinguer entre deux types d’inventaires : l’inventaire corporatif (émissions des opérations municipales) et l’inventaire collectif (émissions de l’ensemble du territoire municipal). Identifier les secteurs prioritaires pour l’action et mettre en place des stratégies de réduction des émissions.

7. Identification des mesures de soutien

Inclure des mesures de soutien à la transition climatique, en adaptation et en atténuation. Mobiliser les acteurs locaux pour renforcer la volonté collective d’agir et assurer le succès des initiatives de réduction des émissions de GES et d’adaptation.

8. Planification de la mise en œuvre et du suivi des résultats

Planifier la mise en œuvre des actions en définissant les secteurs responsables, l’échéancier, les résultats escomptés, les coûts et les sources de financement. Une planification rigoureuse assure une mise en œuvre efficace et un suivi approprié des actions.

9. Rédaction du Plan climat

Consolider tous les éléments des étapes précédentes dans un document final accessible au grand public. Ce plan doit inclure toutes les informations nécessaires pour être approuvé par le MELCCFP et détailler les démarches réalisées et les mesures retenues pour atteindre les objectifs climatiques.

Un plan ancré dans les réalités locales

La MRC du Fjord-du-Saguenay s’engage à créer un Plan climat inclusif et adapté à son territoire. Les municipalités, au cœur de cette démarche, apporteront leurs données, connaissances et priorités locales. Les citoyens et citoyennes, entreprises, organisations et nations autochtones seront également mobilisés pour garantir que le plan reflète les aspirations et réalités du territoire.

Nos municipalités agissent déjà pour le développement durable :

Des retombées concrètes pour le territoire

Le Plan climat ouvrira l’accès au volet 2 du programme ATCL, tout en harmonisant les outils de planification du territoire. Il renforcera la cohérence des actions climatiques en s’intégrant aux documents stratégiques comme les plans d’urbanisme, les schémas d’aménagement et les plans régionaux des milieux humides et hydriques.

Foire aux questions

Qu’est-ce qu’un plan climat ?

Un plan climat est un document de planification d’actions de lutte contre les changements climatiques qui énonce des objectifs d’adaptation et une cible de réduction d’émissions de GES. Il comprend une démarche d’appréciation et de traitement des risques climatiques, un inventaire des émissions de gaz à effet de serre et une évaluation du potentiel de réduction des émissions.

Source : https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/environnement/publications-adm/plan-economie-verte/programmes/accelerer-transition-locale/guide-elaboration-plan-climat.pdf

Qu’est-ce que les GES ?

Certains gaz présents naturellement dans l’atmosphère terrestre contribuent à retenir la chaleur près de la surface de la Terre. Ils sont appelés « gaz à effet de serre » (GES) et formés essentiellement de vapeur d’eau, de dioxyde de carbone (CO2 ou gaz carbonique), de méthane (CH4), de protoxyde d’azote (N2O) et d’ozone (O3).

Source : https://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

Quel est le lien entre les GES et les changements climatiques ?

La hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES) est la principale cause des changements climatiques. Si certains GES sont présents naturellement dans l’atmosphère, leur hausse importante observable actuellement est générée par les activités humaines comme le transport, les industries et les bâtiments.

Ainsi, en raison de l’augmentation de la concentration des GES, une plus grande quantité de chaleur est retenue dans l’atmosphère, ce qui augmente la température moyenne à la surface de la Terre. C’est ce qu’on appelle le réchauffement climatique qui cause, entre autres, la fonte des glaciers, des banquises et la fonte du pergélisol. Ces conséquences ont, à leur tour, plusieurs répercussions sur l’environnement.

Sources : https://www.quebec.ca/gouvernement/politiques-orientations/plan-economie-verte/actions-lutter-contre-changements-climatiques/comprendre-changements-climatiques/cause et https://www.alloprof.qc.ca/fr/eleves/bv/sciences/l-effet-de-serre-s1353.

En quoi consiste une démarche de réduction des émissions de GES ?

Elle consiste à réaliser un inventaire des émissions sur le territoire, à établir les cibles de réduction des émissions de GES et à préciser les mesures d’atténuation et leurs potentiels de réduction.

Source : https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/environnement/publications-adm/plan-economie-verte/programmes/accelerer-transition-locale/guide-elaboration-plan-climat.pdf

À quoi sert un inventaire GES ?

L’inventaire répertorie les émissions de GES générées par une organisation ou un territoire sur une période donnée. Il permet d’avoir une meilleure connaissance des secteurs les plus émetteurs, des acteurs à mobiliser ainsi que des mesures nécessaires à mettre en place pour atteindre ses cibles de réduction des émissions de GES dans le but de lutter contre les changements climatiques.

Source : https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/environnement/publications-adm/plan-economie-verte/programmes/accelerer-transition-locale/guide-elaboration-plan-climat.pdf

Qu’est-ce que l’adaptation aux changements climatiques ?

C’est l’ensemble des actions mises en place pour réduire les impacts négatifs des changements climatiques et saisir les nouvelles opportunités qu’ils peuvent offrir. Par exemple :

Planter plus d’arbres pour réduire les îlots de chaleur ;

Aménager des rives pour limiter les inondations ;

Cultiver des variétés de légumes mieux adaptées aux nouvelles conditions ;

Améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments pour mieux résister aux vagues de chaleur.

Comment mener une démarche d’adaptation ?

Le cœur de la démarche d’adaptation se résume en trois grandes étapes : l’évaluation des risques, la planification de l’adaptation et la mise en œuvre du plan d’adaptation.

Évaluer les risques climatiques, c’est comprendre ce qui pourrait survenir en raison des changements climatiques et analyser leur impact potentiel. On identifie les risques (inondations, feux de forêt, vagues de chaleur, etc.), on évalue leur probabilité et leur gravité, puis on les classe afin de déterminer les actions prioritaires à mettre en œuvre.

Planifier l’adaptation, c’est se préparer concrètement à agir face aux changements climatiques : fixer des objectifs, choisir les actions les plus efficaces, définir des indicateurs de suivi et organiser leur mise en œuvre. En résumé, il s’agit d’établir un plan clair pour passer à l’action et s’assurer de disposer des outils nécessaires pour en vérifier l’efficacité.

Réaliser le plan d’adaptation, c’est l’étape où le travail devient concret : on met en œuvre les mesures choisies pour s’adapter aux changements climatiques, on suit les résultats pour vérifier l’efficacité des actions, et on ajuste au besoin, tout en assurant une communication transparente avec toutes les parties prenantes.

Source : Ouranos et MELCCFP. 2024. ÉLABORER UN PLAN D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES – Guide pour les organismes municipaux. 138 pages.

Qu’est-ce que la transition climatique ?

C’est la transformation de nos sociétés et de nos économies afin qu’elles n’aggravent plus le climat et soient résilientes face aux changements en cours.

Qu’est-ce que la résilience climatique ?

C’est la capacité des systèmes sociaux, économiques et naturels qui dépendent les uns des autres à faire face à une évolution, un changement ou un événement imprévu et à s’adapter ou se réorganiser pour continuer à fonctionner tout en gardant leur identité et leur structure fondamentale.

Qu’est-ce qu’un aléa climatique ?

C’est un événement lié au climat (tempête, inondation, vague de chaleur) qui peut mettre des vies en danger, endommager des bâtiments, perturber la société ou l’économie, ou dégrader l’environnement. Il peut survenir lentement (érosion, augmentation du niveau de la mer) ou de façon soudaine (tempête, inondation).

Voici une liste des aléas climatiques considérés dans le plan climat de la MRC et leur définition : 

Dégel du pergélisol : le pergélisol fait référence à tout sol gelé pendant une période d’au moins deux années consécutives. Ce phénomène est rencontré dans les régions du nord du Québec et du Canada.

Glissement de terrain : déplacement et/ou affaissement d’une masse de sol le long d’une zone de rupture. Lorsqu’il y a rupture, les terrains peuvent glisser très rapidement, surtout lorsqu’ils sont saturés en eau. Dans un contexte de changements climatiques, les précipitations abondantes sont l’un des principaux facteurs causant les glissements de terrain.

Feux de forêt : tout incendie, naturel ou planifié, consommant des combustibles naturels (arbres, branches, broussailles, etc.). Au Québec, la foudre est la première cause de feux de forêt.

Inondation fluviale en eau libre : phénomène survenant lorsque la quantité d’eau à drainer dépasse la capacité normale des lacs et des rivières à contenir l’eau, ce qui les amène à déborder. Par exemple, elles peuvent avoir lieu lors des crues printanières générées par la fonte des neiges.

Inondation fluviale par embâcle : résultat d’une accumulation de glace ou de débris divers (bois, sédiments, etc.) dans un cours d’eau plus étroit. Les glaces et débris retenus créent une sorte de barrage temporaire, faisant déborder l’eau en amont.

Inondation pluviale : lorsque les précipitations, très abondantes pendant une période réduite, dépassent la capacité d’absorption des sols. Par exemple, lorsque le réseau de drainage ne parvient pas à évacuer le surplus d’eau, les surfaces minéralisées comme les stationnements peuvent être inondées.

Précipitation abondante et fréquente (liquide) : fait référence à l’augmentation graduelle des précipitations liquides et de ses effets cumulatifs.

Précipitation abondante et fréquente (mixte) : fait surtout référence à la pluie verglaçante et au verglas. La pluie est dite verglaçante lorsque les gouttes se congèlent au moment de leur arrivée sur le sol ou des objets à la surface. Les phénomènes de pluie verglaçante ont lieu lorsque la couche d’air proche du sol est en dessous de 0 °C et celle juste au-dessus est légèrement au-dessus de 0 °C.

Redoux hivernaux : événements hivernaux de gel et de dégel lorsque la température de l’air varie au-dessus de 0 °C sur une période de 24 heures.

Sécheresse : période anormalement sèche et suffisamment prolongée pour que l’absence de précipitation provoque un déséquilibre hydrologique.

Vague de chaleur et chaleur extrême : période d’au moins 3 jours consécutifs lors de laquelle les températures maximales atteignent ou dépassent 30 °C. Cette valeur peut changer en fonction des régions. La chaleur extrême est définie par une température égale ou supérieure à 30 °C combinée à un humidex égal ou supérieur à 40.

Source : Habitat. (2025). Portrait climatique de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Rapport final.

 

 

Qu’est-ce qu’un risque climatique et de quoi se compose-t-il ?

C’est la possibilité qu’un événement lié au climat (inondation, tempête, sécheresse) entraîne des conséquences sur des personnes, des infrastructures ou l’environnement. Le risque prend en compte à la fois la vraisemblance, c’est-à-dire la possibilité qu’un aléa se manifeste, et les conséquences possibles.

Qu’est-ce que la vulnérabilité ?

C’est la propension ou prédisposition des personnes, des communautés ou des systèmes naturels et humains à subir des dommages par les aléas climatiques. Elle dépend de facteurs physiques, sociaux, économiques ou environnementaux, et combine à la fois leur sensibilité et leur capacité d’adaptation.

Qu’est-ce que la sensibilité ?

C’est le degré auquel une espèce, une activité ou un système est influencé positivement ou négativement par la variabilité du climat ou les changements climatiques.

Qu’est-ce que la capacité d’adaptation ?

C’est la capacité des personnes, des organismes et des institutions à s’ajuster face aux changements climatiques : se protéger contre les dommages, saisir les nouvelles opportunités et réagir aux conséquences.

Source : Ouranos et MELCCFP. 2024. ÉLABORER UN PLAN D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES – Guide pour les organismes municipaux. 138 pages.

Renseignements

Tél. : 418 673-1705, poste 1190

Courriel : environnement@mrc-fjord.qc.ca